• Andyomène

     

     

    J’écrirais tes silences sur des feuilles de sanglots

    J’ai parcouru mille fois tes cédules, pleuré sur tes mots

    J’ai gardé tes lettres, j’ai apprivoisé tes blancs

    J’ai dormi sur tes phrases, pleuré sur nos serments.

    J’ai froissé dans mes mains le satin de ton alcôve profane

    Frisonne encore sur mon épaule tes blandices affame

    Reste à jamais sur ma peau gravée la chorégraphie de tes lèvres

    J’ai aujourd’hui encore au bord de mes yeux quelques sourires affidés

    Tu étais mon Eurydice en céruléenne,

    Mon Anadyomène sortant de mes larmes

     

    A présent tu et la geôlière de mes souvenirs,

    Mon Acronyque étoile, je t’appartiens

    Autour de ta vie il y a des joies et des rires

    Hélas ce n’est pas moi qui dans tes bras danse et se love,

    Ce n’est pas moi que l’éclipse de tes cils fait frémir

    Ce n’est pas moi l’autre reflet sur le miroir de ta chambre

    Ce n’est pas moi qui apprivoise tes nuits sans sommeil

    Tel un bélître j’avance avec mes cilices sous ma haire

    A présent j’écris tes silences sur des fragments d’aurores

    C’est bien moi qui irais au bout de mes insomnies pour t’écrire (je t’aime)

     

    A présent tu es l’hospice de mon cœur qui se meurs.

     

    Otangerac

     


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